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Dernière plaidoirie pour jugement dernier

  • ruedutheatre
  • 14 juil.
  • 2 min de lecture

Derniers jugements – Théâtre de l’Optimist – 14h55 (relâche le jeudi)

 

Un homme confronté à son destin peut-il utiliser son talent d’orateur pour en changer le cours ? « Jugements derniers » nous propose une réflexion décalée et un brin ironique sur le thème. Superbement mise en scène.

 

Henri a tout pour lui. La réussite professionnelle, la félicité familiale et un charme qui fait mouche auprès de ses conquêtes. Jusqu’au jour où cet avocat se voit confier un dossier pas tout à fait dans son registre. Du moins semble-t-il. Mais les personnages qu’il a face à lui ne sont pas ceux qu’il imagine. Et il aura beau faire, il ne pourra pas se soustraire à cette affaire-là.

 

La thématique d’une analyse sur soi-même, sur le bien et le mal, l’existence d’une vie ou d’un rien dans « l’au-delà » n’est pas nouvelle dans le théâtre. Mais elle est ici abordée sous un angle un peu décalé, par le prisme d’un avocat qui tente l’ultime plaidoirie de son existence. L’art oratoire peut-il détourner le cours des évènements ? Peut-on se jouer des situations en jouant des mots ?

Sur scène, trois personnages, caricatures finement esquissées d’un humain manipulateur, d’une divinité en mal de reconnaissance et d’une mort séduisante à souhait. Au départ interprétés avec une certaine distance, laissant la part belle à l’absurde de situation, les rôles gagnent rapidement en épaisseur et naturel. La mise en scène et les créations lumières habillent avec talent les discours d’une distance bienvenue. Les passages chorégraphiés, fort bien exécutés, ne sont jamais stériles et servent à merveille le propos.


Au-delà d’une simple analyse sur le bien et le mal, le « tout » ou le « rien », Derniers jugements propose une analyse sur les choix passés et présents. Le libre arbitre, les valeurs défendues et le rapport à l’autre. Dans toute la complexité et la possible duplicité des choses. Avec une certaine philosophie. Et un soupçon d’humour bienvenu.

  

Karine PROST

Avignon, 14 juillet 2026 

Photo © DR

De : Grégoire Aubert, Thierry Desouches

Mise en scène : David Teysseyre

Avec : Grégoire Aubert, Hélène Péquin, Yves Sauton

Création lumière : Léonard Cavadini

Musique : David Richard

Scénographie : Davide Teysseire

 
 
 

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