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La vieillesse est un mirage…

  • ruedutheatre
  • il y a 8 heures
  • 2 min de lecture

La Viok ! L’ultime conférence – L’albatros, jardin – 16h45


Invisibilisé par notre société, le quatrième âge n’est pas forcément celui de la dépendance. Ou du moins pas seulement. Le grand âge peut être celui de la sagesse, mais aussi celui de l’audace, des rêves, des regrets. Seul le regard des autres en fait un naufrage. Le Voyageur Debout, lui, en fait une conférence farfelue, drôle et touchante.

 

Un déambulateur en guise de chaire, derrière laquelle elle ne s’attardera pas bien longtemps, la Viok débarque dans une salle pour son ultime conférence. Avec ses cheveux en bataille, sa peau blanche et son nez rouge de clown pas triste, elle travaille son entrée en scène, en musique. Un peu version conférence Tex. L’humour en sus.

 

Plus d’une heure durant, elle embarque son public dans des questionnements qui renvoient à une réalité que l’on a généralement bien peu envie de voir. Encore moins de vivre. Mais qui n’en demeure par moins une vérité, que la compagnie Le Voyageur Debout a côtoyée durant trois ans de résidence d’intervention dans un hôpital gériatrique du Rhône. Et qu’elle nous propose de découvrir avec tout l’humour, l’humanité et la distance du clown.

Un recul qui permet de livrer toutes les douleurs, les regrets, les violences et les beautés de la vie que l’on garde en soi, quel que soit l’âge. Ces bonheurs et ces fardeaux qui ont construit le fil de nos existences et qui perdurent, au-delà même des oublis mémoriels.

 

La trame narrative ici choisie permet de progresser d’une exubérance quasi révolutionnaire à une intimité plus douce au fil du spectacle. Avec des temps d’interaction qui, en plus de créer une rupture bienvenue dans le rythme, favorisent l’émergence de vraies questions, sur la vieillesse et sur la vie en EHPAD. Avec des réponses aussi improvisées que profondes. Et pourtant drôles.

 

Si la montée en puissance de l’émotion et de l’intimité, à la fois dans le texte et les lumières, aurait sans doute gagné à se faire un peu plus rapidement, cette clownesse de Viok nous embarque dans ses outrances touchantes. Ses vérités émouvantes. Avec toute la tendresse du clown. Et l’efficacité de l’interprétation.

 

 Karine PROST

Avignon, 25 juillet 2026

Photo © JL Bosc – Cie Le Voyageur Debout

Texte : Marie-Emilie Nayrand, Jean-Luc Bosc

Mise en scène : Jean-Luc Bosc

Avec : Marie-Emilie Nayrand

 
 
 

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